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MEMORIAL
De la mémoire intime à la mémoire collective

Objet scénique en cours d’écriture

Prologue : Robert H.
Ce que les médias américains ont appelé les mass murderers désigne ces personnes qui, à bout, ont procédé à une tuerie. On notera que dans la grande majorité des cas, ces massacres étaient suivis du suicide des meurtriers. D’une violence extrême, ces événements sont souvent traités par les médias de manière sensationnaliste.


photos © Sébastien Gorla

MEMORIAL - extrait

Le fait-divers : fusillade dans un centre commercial
En décembre 2007, aux Etats-Unis, un jeune homme de 17 ans, armé d’un fusil, se poste dans un centre commercial et tire sur la foule. Le bilan de cette fusillade est de 18 morts. Après ce massacre le jeune homme retourne l’arme contre lui.

Le parti pris : une tragédie contemporaine
Critique des médias et de la propagande sécuritaire véhiculée par les partis politique, MEMORIAL inverse les rôles et fait du coupable une victime d’un système qui entraîne des comportements de réussite individuelle et qui dans une même logique stigmatise les « perdants ».
Le centre commercial, symbole de nos modes de vie individualistes est d’autant plus signifiant que la fusillade à lieu en pleine période de fêtes.
Comme dans tous faits-divers, le sensationnel est exploité au détriment d’une analyse de fond.

Le corps dans la performance : corps exposé - corps support


conception / performance : Valérie Bernatet
musique originale : Julien Kaliski
photos : Sébastien Gorla

 

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VOL.2 DIPTYQUE [ Bad Lieutenantes – Siècle (de) poudre ]
Performance – musique - vidéo

Cette création se compose de deux performances autonomes Bad Lieutenantes et Siècle (de) poudre (2x30mn) qui entretiennent une correspondance sur la question du genre.

VOL.2 DIPTYQUE [ Bad Lieutenantes – Siècle (de) poudre ]
mix d'extraits



Le collectif expérimente le concept de concert performance en adaptant deux textes intenses et énergiques, écrits par des femmes remarquables et atypiques, à 200 ans d’intervalle.
Virginie Despentes, avec King Kong Théorie, affirme son style impopulaire et engagé, témoignant d’un monde à différentes vitesses où les inégalités sociales s’ajoutent aux discriminations sexuelles.
Calamity Jane, aventurière du XIX° siècle, devenue une légende pendant la conquête de l’Ouest, nous laisse l’image d’une femme hors normes, libre et solitaire.
L’univers frontal et lumineux de Bad Lieutenantes s’oppose à la poésie sombre et douce de Siècle (de) poudre.
Oeuvre unique ou pièces isolées, elles se distinguent par leur couleur. L’une est pétillante et empreinte d’humour, l’autre est sombre et poétique. La première nous comble d’énergie, la seconde nous entraîne dans un voyage existentiel. Bad Lieutenantes est un manifeste, Siècle (de) poudre une poésie douce. Elles évoquent toute deux la question du genre, mais interrogent de manière plus vaste l’existence humaine.
Organisés en contraste, musique, texte et vidéo se répondent et donnent une nouvelle dimension à l’ensemble.


> BAD LIEUTENANTES
Extrait de King Kong Théorie de Virginie Despentes.

Je suis ce genre de femme qu’on n’épouse pas
avec qui on ne fait pas d’enfant
Je parle de ma place de femme toujours trop
trop tout ce qu’elle est
trop agressive trop bruyante trop grosse
trop brutale trop hirsute toujours trop
trop virile me dit-on toujours trop


photos © Sébastien Gorla

BAD LIEUTENANTES - extraits

La performance BAD LIEUTENANTES se veut résolument rock et engagée dans une réflexion sur la question du genre.
Le texte, puissant et énergique, brandi comme un manifeste, évoque toutes les femmes, mais c’est essentiellement le constat d’une société bloquée sur des principes archaïques [le féminin - le masculin] qui est souligné.

La performeuse s’amuse des clichés de la séduction féminine pour mieux les ébranler et incarne par la voix [spoken Word] et le geste chorégraphique, des êtres singuliers. Elle devient successivement mystérieuse, aguicheuse, exaltée ou enjôleuse. Le texte est utilisé comme une matière, chauffé à blanc, tordu, distendu.
La musique évolue entre un rock primal et tendu, de la musique concrète ou purement électronique. Elle soutient la voix, la devance, la transforme ou fait corps avec elle, se plaçant toujours au service du sens du texte.


texte : extrait de King Kong Théorie de Virginie Despentes - Ed. Grasset
musique originale : Julien Kaliski
performeuse : Valérie Bernatet
vidéos et lumières : David Brunner
collaboratrice artistique
: Christelle Boizanté

 


> SIECLE (DE) POUDRE
Remix** de Lettres à sa fille, de Calamity Jane, figure emblématique du Far West, célèbre pour soncomportement d’homme. **Le remix, c’est isoler, dans la création originale, des éléments pour les modifier, les réorganiser, et parfois les mélanger à d’autres éléments, et créer ainsi un nouveau morceau, plus ou moins proche de l’original.


Il y a des milliers de / bras et jambes dispersés/ dans cette vallée / une année et quelques semaines ont passées / depuis / la carcasse d’un homme / fatiguée / les indiens Sioux / des milliers de / tête à un endroit bras et jambes dispersés /


photos © Sébastien Gorla

SIECLE (DE) POUDRE - extraits



conception : Valérie Bernatet
compositeur, interprète : Julien Kaliski
performeuse : Valérie Bernatet
vidéo et installation lumière : David Brunner
collaboratrice artistique : Christelle Boizanté

Le collectif s’est interrogé sur l’authenticité du texte Lettres à sa fille qui dessine en creux un être sensible écrivant à sa fille abandonnée, et qui impose un contexte où la femme est avant tout une mère aimante. Du constat subjectif que ce texte serait une entreprise de culpabilisation à l’égard des femmes est née une complète déstructuration des lettres. L’essence du texte est puisée dans sa déconstruction. Ce choix s’apparente à un geste féministe et fait référence aux mouvements alternatifs qui permettent de remettre en question les normes sociales.

La première lettre du journal a été conservée dans son intégralité, soulignant ainsi la destruction et la recomposition des suivantes. Des fragments de texte, morceaux de corps ou restes d’humanité, sont mêlés à des dates d’évènements mémorables de notre siècle naissant. Advient alors une poésie sombre, vision d’un monde dévasté, regard funeste à l’aube du XXI° siècle.
La folie de l’humanité est contenue là, en mots et en silence, en hésitations et en absence.

La recherche vidéo accentue la dominante poétique, explorant la lumière et l’abstraction des formes. La forme rejoint le fond, souligne la solitude et le désespoir de l’individu face à un monde en marche.

La musique originale s’étire entre le silence et le bruit blanc, puisant dans l’intervalle aux sources de la musique électronique ou des musiques traditionnelles, intégrant la voix comme matière primale, tantôt pour la placer au centre du flux sonore et se soumettre à sa prédominance, tantôt pour la ramener à égalité avec les autres éléments et la fondre en eux, voire à la soumettre et à l’écraser quand le texte s’épuise.

 

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SCRAPS TV.

Conçu sur le mode du scrapbook (album en partie composé de coupures de presse), SCRAPS TV. est un projet évolutif, par lequel le collectif souhaite traduire l’ensemble des codes télévisuels, ces systèmes et outils que nous connaissons tous aujourd’hui et dont nous ne nous méfions plus, en un langage scénique apte à suivre le programme annoncé : l’obéissance volontaire à un média de masse et les dommages collatéraux qu’elle implique.


photo © Sébastien Gorla

SCRAPS TV. - extrait

 

textes : mixage de citations, presse, entretiens, publications scientifiques, dialogues de films, extraits de textes divers.
conception & mise en scène : Valérie Bernatet
visuels vidéo : Philippe Pitet / Valérie Bernatet
musique originale : Julien Kaliski
création lumière : Didier Glibert
machiniste : Jonh Hewitt
performeurs : Maïa Ricaud, Olivier Waibel, Emmanuelle Yacoubi

 

 



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DANCING ROOM [ bal électro performatif ]

DANCING ROOM reprend les codes de la nuit, du clubber, et s’enrichit de diverses performances ayant pour sens le danger inhérent au contrôle de l’individu, à son enfermement physique, social ou psychologique.
Au sein du dispositif, un dancefloor, lieu privilégié d’une coupure avec le monde, où le public est acteur/danseur, les regards de l’observation sont multipliés, créant ainsi une mise en abîme de la surveillance.
Au-delà du divertissement, de l’aspect festif, il s'agit de mettre en évidence la tendance actuelle à nous mettre spontanément sous les feux des projecteurs et des caméras qui leur sont associées, et à nous soumettre au regard de l'autre.

DANCING ROOM - extraits



conception / réalisation : Valérie Bernatet
musique originale : Julien Kaliski
guest : Dj Guyboy
performeuse : Tinmas Kato, Valérie Bernatet
photos / univers visuel : Sébastien Gorla
univers sonore : Julien Kaliski
lumière : Didier Glibert



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BLOODY.M
Performance en recherche de production et de partenaires. contact@carmenblaix.com

"Il est extrêmement difficile de trouver un Bloody Mary convenablement préparé, mais le jour où l’on en boit un vrai, généralement on l’adopte... Nous garantissons que la recette présentée ici est l’originale!"

Expérience unique, réservée à un public unique et averti.
L’installation / performance BLOODY.M s’inspire de la légende urbaine Bloody Mary. Les codes du film d’horreur sont convoqués de manière subtile, sans verser dans le gore. Une série d’évènements visuels et sonores se déclenchent durant quelques minutes pour atteindre le paroxysme.

Installation / performance
durée : 5 mn par spectateur
conception / direction :
Valérie Bernatet / collectif CARMEN BLAIX
création sonore : Julien Kaliski


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